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Digital Factory: agilité et esprit start-up sont les mots d’ordre!

Souvent placée au cœur des plus grandes entreprises ou organisations, la Digital Factory se démarque par un fonctionnement original. Son organisation du travail innovante avec des cycles de décision courts, moins de hiérarchie et plus d’autonomie pour les équipes, stimule la créativité et accélère le time to market. C’est l’esprit start-up à tous les étages !

On le sait, la transformation digitale ne va pas sans une modification des pratiques de travail et des modes de management. La Digital Factory est le lieu idéal pour expérimenter ce nouveau souffle. Cette véritable « usine à agilité », au fonctionnement en mode start-up, doit interagir avec le reste de l’organisation qui a souvent un management plus traditionnel. Il faut alors s’affranchir des codes, se réinventer, souvent en y allant  à tâtons , pour insuffler une dynamique de changement et d’innovation capable d’entraîner l’ensemble de l’équipe.  

La création d’une Digital Factory implique donc de repenser les règles en matière de management. Au sein de ce nouvel espace de travail, où il faut décider vite, il est important de mettre en place une organisation adaptée qui responsabilise chacun des membres. Une Digital Factory se compose de profils divers, qui doivent se retrouver dans un projet commun, à cheval entre le marketing, les métiers et la DSI tout en étant toujours tourné vers les utilisateurs. Cela implique à la fois une dynamique et un état d’esprit particuliers pour les talents qui la composent, ainsi que des modes de management différents. En voici les principales particularités.

Une équipe multi compétences et multi culturelle

L’équipe est composée de profils issus de l’ensemble de l’organisation, de partenaires et peut même être distribuées entre des lieux et des organisations différentes. Un des rôles de la Digital Factory est de pouvoir détecter ces profils dans l’organisation, de les intégrer dans l’équipe soit en nouvelle affectation soit en mission à durée définie pour ensuite déployer les pratiques et outils dans le reste de l’organisation.

Un des premiers enjeux du leader de la Digital Factory est donc d’avoir la capacité à attirer ces talents, à construire une complémentarité des profils et à les intégrer dans l’équipe.

Un lieu emblématique

Pour rassembler des profils complémentaires, insuffler un état d’esprit créatif et casser les codes, la création d’un lieu emblématique avec une identité forte et un esprit agile est primordiale. Quand on entre dans une Digital Factory, on doit se sentir dans un espace différent. Un point clé pour capter les nouveaux talents qui sont souvent amenés à choisir entre une start-up accueillante et un centre de service neutre et uniformisé… Impliquer ses membres dans la création de ce lieu peut être une première étape pour lancer une dynamique fondatrice, faite d’une philosophie, de pratiques et d’un design communs.

Co-design et intelligence collective

Pour développer le travail collaboratif, il est indispensable de casser les frontières organisationnelles et de permettre à chacun de trouver son espace d’expression. Dans un groupe, il y a les individus qu’on entend tout le temps et ceux plus discrets qui ne parviennent pas à s’exprimer. Pour que chacun puisse apporter sa vision et sa contribution, il convient de mettre en place des approches différentes dans la conduite des ateliers qui vont rythmer la vie de la Factory et de ses cycles de production : le co-design. Le co-design consiste à co-concevoir des produits, services, usages, processus… sous forme d’approches collaboratives. Le principe est de co-créer, de manière ludique, sur un laps de temps court et efficace. Il fait appel à l’intelligence collective en encourageant la confrontation des points de vue et la créativité, tout en s’assurant que des solutions efficaces et des décisions soient prises et proposées. Ces expériences collectives riches en émotion renforcent l’engagement des participants, et les valorisent dans leurs missions quotidiennes. Les collaborateurs construisent, s’approprient et adaptent leur Digital Factory pour répondre au mieux aux enjeux assignés et aux attentes du collectif.  

Lean startup et cycles courts

Un autre principe fondateur de la Digital Factory est la construction rapide et l’expérimentation, grâce à des cycles de décision courts et itératifs. On a besoin de gagner du temps et d’éprouver rapidement les idées. Ce besoin rapide d’efficacité se concrétise par le lean startup. Les experts (UX designers, développeurs, product owners, gestionnaires de catalogue de projets, geeks, etc.) travaillent en direct avec les utilisateurs finaux (métiers, clients, fournisseurs, partenaires) pour identifier et valider leurs besoins et leurs attentes.  Tous les acteurs sont intégrés dans la Digital Factory, les experts sont forcément des collaborateurs rodés à ces nouvelles méthodes agiles, et capables de passer très rapidement d’une technologie à l’autre. La Digital Factory n’est pas un lieu pour définir la plateforme de développement pour les trois prochaines années mais pour l’alimenter des expériences vécues et des pratiques et outils connus de l’écosystème afin d’évoluer très vite. Elle doit reprendre l’identité de l’entreprise et y ajouter son esprit pionnier.

Plaisir et créativité

Les talents d’aujourd’hui ne se managent pas de la même façon que les développeurs des années 2000. Il faut leur laisser plus d’espace de liberté pour qu’ils puissent exprimer toute la créativité dont ils disposent. Une Factory doit faire le grand écart entre l’industriel (être capable de produire vite et à grande échelle) et le créatif (rénover, enrichir en continu). Pour cela, il est nécessaire de faire confiance, de considérer l’échec comme une condition de succès, de renforcer le plaisir au travail et d’accepter l’incertitude. Pour renforcer le plaisir, certaines Digital Factories s’inspirent du « hygge spirit ». Ce concept scandinave centré sur la bienveillance et l’ambiance chaleureuse se traduit par l’organisation d’évènements conviviaux et d’activités relaxantes.

New way of working

La Digital Factory propose une nouvelle organisation du travail, fondamentalement libérée : des processus réduits au strict nécessaire, un modèle d’organisation plus flat, un partage plus transverse et plus transparent de l’information, une formation des expérimentés par des juniors, l’acceptation voire la valorisation des « échecs »… L’autonomie des salariés est favorisée, tout comme leur prise de responsabilité et leur pouvoir d’être en désaccord avec leur manager. Ces talents pourront, pour certains, être des profils atypiques. Pour qu’ils s’engagent, il faudra savoir les écouter et les guider. Le manager est un facilitateur au service de l’équipe. Le changement de culture managériale à opérer au sein de la Factory est basé sur la confiance et le relationnel. Le manager 3.0 libère, tout en canalisant les énergies des équipes afin de dessiner une intelligence collective efficace.

Adopter ces nouvelles méthodes de management, dites transversales, permet de décloisonner les métiers, les compétences et les ressources, mais également de les associer. C’est aussi l’occasion, qui sait, de disposer d’une équipe transformante interne et de diffuser cette nouvelle culture digitale dans le reste de l’entreprise…

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