Infographie : Les Européens toujours plus mobiles et connectés

Les 6 et 7 mars derniers, le Palais des Congrès était envahi par près de 13 000 visiteurs de tous horizons : éditeurs de logiciels, spécialistes de l’analyse ou de la visualisation de données, intégrateurs, etc. La cause ? Le Congrès Big Data, un événement annuel qui regroupe tout l’écosystème pendant 2 jours. Le succès rencontré montre bien que le domaine est en pleine croissance.

Avec la révolution de l’Internet des Objets, on se retrouve aujourd’hui avec des utilisateurs de plus en plus mobiles et connectés. Le smartphone est omniprésent (240 millions d’Européens en possèdent un) et permet l’accès à internet dans la plupart des situations que ce soit en 4G ou en Wi-Fi.

D’ici à 2020, le trafic généré par le mobile (tablette + smartphone) sera deux fois plus important que celui des PC. La consommation de data est également en forte hausse, le trafic moyen par habitant passera de 7 Go en 2015 à plus de 21 Go en 2020. L’apogée d’applications comme YouTube ou Netflix dont chaque vidéo consomme des données, ou d’autres comme Snapchat ou Facebook qui sont énormément consultées quotidiennement par les utilisateurs en sont la cause. Des applications comme Messenger également, restent connectés et consomment de la data même lorsqu’elles ne sont pas en utilisation. De plus, l’accélération du débit grâce à la 4G contribue à amplifier cette demande de plus en plus forte.

Des objets connectés dépendants d’internet

Le nombre d’objets connectés ne cesse de croître, et la tendance s’accentue. Les chiffres ne trompent pas : de 5,09 objets par Européen en 2015, on passera à 8,87 en 2020.

Pour répondre à cette augmentation d’objets et à la dépendance des utilisateurs à une connexion internet, les infrastructures sont également en pleine mutation, pour renforcer l’accès pour l’utilisateur, quelle que soit la zone géographique dans laquelle il se trouve. Le besoin de connexion créé par ces objets pousse à une mise à disposition de forfaits téléphoniques de plus en plus centrés sur la data.

Les opérateurs y répondent en développant des offres ayant un volume de données de plus en plus important. Ces dernières semaines les premiers forfaits à 100 Go de data par mois sont apparus chez RED (SFR) et Free a répondu avec le premier forfait entièrement illimité. Bouygues de son côté a créé une box fixe 4G pour les foyers n’ayant pas accès à un réseau ADSL ou fibre haut débit.

Les données échangées étant de plus en plus conséquentes, leur traitement devient un enjeu majeur de la révolution numérique.

La data, enjeu de croissance pour l’entreprise

Les entreprises sont directement concernées par ces changements et doivent faire face aujourd’hui à des problématiques quant à l’accès, la gestion, et l’analyse de ces données. En conséquence, de nouvelles disciplines se développent comme le Data Management.

Le rôle du Data Manager est de « concevoir et mettre en place l’architecture SI et les processus permettant de collecter, stocker, exploiter et sécuriser les données d’une entreprise. ».

Il va ainsi permettre à la société de se servir de la donnée comme un asset, créant une véritable valeur ajoutée si elle est maîtrisée de bout en bout. En combinant le Data Lake avec le Machine Learning, la société peut même constituer des modèles prédictifs.

La prochaine étape est le développement de la 5G. Le MWC a démontré qu’elle était déjà au centre des préoccupations chez les acteurs du marché. Elle favorisera les échanges de données grâce à des débits plus élevés, et une consommation d’énergie réduite.

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