Intelligence Artificielle Transformation Digitale

2018 : l’année de l’Intelligence Artificielle

21 mars 2018

2018 : l’année de l’Intelligence Artificielle

L’Intelligence Artificielle, au cœur des préoccupations depuis 3 décennies, prend un nouveau souffle cette année. Grâce à l’action combinée de machines puissante, d’algorithmes performants et d’une création de data exponentielle, l’Intelligence Artificielle peut enfin exprimer son potentiel.

Quelles industries sont concernées par l’Intelligence Artificielle ? Qui prend le virage en 2018 ? Le cabinet de conseil McKinsey s’est entretenu avec 3000 décisionnaires évoluant dans le monde de l’IA pour compiler des réponses concrètes.

Combien de dollars l’Intelligence Artificielle attire-t-elle ?

Avec des investissements trois fois supérieurs à ceux réalisés en 2013, les dépenses liées à l’acquisition ou au développement de l’Intelligence Artificielle ont plafonné à 39Md $ en 2016.

Les plus grands financeurs sont, sans surprises, Google avec 30Mds $ et Baidu via ses 20Md $. Comment se divisent leurs dépenses ? Le déploiement et la recherche autour de l’Intelligence Artificielle captent 90 % des investissements, quand 10 % sont liés à l’acquisition pure et simple de la technologie.

De leur côté, les petits acteurs comme les startups investissent massivement au regard de leurs fonds. McKinsey a évalué le montant global entre 6 et 9Md $. Selon la configuration des petites entreprises, on imagine aisément un investissement majoritaire dans la création, l’exploitation et la vente de systèmes basés sur cette vaste technologie.

Le podium des startups les plus prometteuses est occupé par Movidius et sa vision par ordinateur, Vicarious via la compréhension des principes computationnels du cerveau humain, ainsi que H20.AI grâce au développement du machine learning. Ces trois jeunes pousses pèsent à elles seules 190,1 M de dollars investis. Movidius a notamment été racheté par Intel en 2016.

Qui investit dans l’Intelligence Artificielle ?  

Bien que l’Intelligence Artificielle intéresse, l’essai ne transforme pas encore. Parmi l’ensemble des entreprises qui évoluent dans un monde potentiellement touché par la nouvelle technologie, seuls 20 % veulent s’en saisir. À l’inverse, les dubitatifs représentent 41 % des sondés.

Comment fonctionnent les early adopters ? Ils sont incarnés par de grandes entreprises numériquement matures. Ces structures qui se concentrent sur la croissance plutôt que sur l’épargne consacrent un poste qualifié dédié à la gestion et à l’intégration de l’IA. Celle-ci sera déployée dans l’ensemble des services, en coordination avec d’autres technologies.

Les secteurs les plus actifs dans l’acquisition de l’Intelligence Artificielle étant ses plus grands bénéficiaires, on retrouve la high-tech, les télécoms, l’automobile et les services financiers. Toyota a d’ailleurs prévu de mettre 1Md $ sur la table pour financer la création de son institut de recherche dédié à l’IA pour la robotique.

Le retail, les médias et les biens de consommation commencent à s’intéresser à l’Intelligence Artificielle via des investissements modérés. Dans cette famille, certaines entreprises tirent leur épingle du jeu. Netflix a développé un algorithme de recommandations personnalisées et évite ainsi la perte de 1Md $ par an.

Les moins curieux de l’Intelligence Artificielle se concentrent autour de l’éducation, de la santé et du tourisme. Bien que ces acteurs soient les moins ambitieux, les structures « santé » qui parient sur cette technologie sont celles qui affichent le meilleur résultat financier. Elles affichent 16 points de profits supplémentaires par rapport aux non-investisseurs.

Qui seront les prochains bénéficiaires ? McKinsey prédit que la high-tech et les services financiers, historiquement leader dans l’adoption de nouvelles technologies, seront en tête de file. Le prochain secteur à prendre de l’ampleur est incarné par les communications.

Comment expliquer cette accélération ? Avec la course aux brevets et à la propriété intellectuelle imposée par la croissance exponentielle des outils et des usages.

Les services financiers utiliseront par exemple l’Intelligence Artificielle pour répondre à leur problématique de sécurité. Le cabinet de conseil évalue le marché à 3Mds $, incarnant ainsi un des plus gros enjeux de l’Intelligence Artificielle.

Quelles sont les technologies recherchées ?

Dans quelles technologies investissent ces entreprises ? Très majoritairement, le machine learning. Ce procédé retient à lui seul 5 à 7 Mds $. Cette technologie attire surtout pour ses volets « robotique » et « reconnaissance vocale ».

La vision par ordinateur comme l’analyse de vidéos ou d’images captées par caméra, représente 2,5 à 3,5Mds$ de dépenses.

De manière plus anecdotique, le langage naturel capte 0,6 à 0,9Mds$. Moins de 0,5Mds$ reviennent à la robotique intelligente et au véhicule autonome. Pour finir, les agents virtuels bénéficient de 0,2Mds$ maximum.

Comment expliquer un tel succès pour le machine learning ? Ce secteur est peu coûteux par rapport à des machines robotisées, il est rapide à implanter sur son système et il est délivré par des startups qui ont déjà travaillé sur la partie la plus lourde, offrant ainsi une facilité d’usage.

L’étude de McKinsey 100 % américaine démontre un intérêt croissant pour l’Intelligence Artificielle. Néanmoins, la France représente une belle terre de création avec, par exemple, Station F ou les investissements de Google.

Microsoft s’est notamment concentrée sur l’Intelligence Artificielle au cœur de l’incubateur parisien via son programme Microsoft AI Factory mentorant aujourd’hui 7 startups. Configuration personnalisée, vision par ordinateur, outils de prédictions ou compréhension du langage incarnent les pépites sur lesquelles parie Microsoft.  

De son côté, Facebook a annoncé fin janvier un investissement de 10 M€ en France pour le développement de l’Intelligence Artificielle.

I've been an AI professional since the 80’s, at the confluence of business, IT and R&D. Business processes will recover efficiency with Decision Support Systems based on AI. Assess, understand, predict and act !
Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *