prévenir les risques

MÉTIER : dépasser le rôle d’“assureur” et devenir “protecteur”

L’assureur est désormais en mesure de prévenir les risques liés à la santé grâce aux données captées par les nouvelles technologies. Portrait d’un nouveau modèle issu du digital. 

Assurances de Personnes – « E-santé : passer d’assureur à acteur de la prévention grâce au digital »

L’assurance de personnes est en pleine évolution. Le modèle assurantiel traditionnel basé sur la mutualisation des risques est aujourd’hui bousculé par le Big Data et la captation massive des données personnelles des consommateurs. La logique de mutualisation consiste à prendre un ensemble d’individus pour lui appliquer un même risque. Or l’explosion des données et des moyens de les collecter (les objets connectés comme la balance intelligente, le pacemaker connecté, les réseaux sociaux, les systèmes de télésurveillance comme la domotique…) offre la possibilité d’affiner ces groupes de personnes, de proposer des services personnalisés et une tarification sur mesure… Obligeant les assureurs à glisser progressivement d’un modèle de mutualisation à un modèle de prévention.

Pour devenir un acteur clé de la prévention, voici trois pistes à suivre.

L’assureur compagnon

Un quart des patients atteints de maladie chronique utilise des objets connectés grand public (baromètre de la santé connectée d’Odoxa – janvier 2015). Suivi, prise en charge, conseils, l’e-santé apporte un bénéfice réel aux personnes malades. Et à moindres coûts. Les plateformes en ligne, par exemple, permettent de transmettre des données pathologiques fiables et régulières aux personnels de soins. Les utilisateurs sont donc disposés à investir dans leur santé grâce à des alertes automatiques, une assistance portée par l’analyse des données collectées, un pilotage de la consommation médicamenteuse lié à une puce RFID et une meilleure expérience utilisateur de la prévention des risques et de la consommation. De manière similaire, ils sont prêts à investir pour le maintien à domicile des personnes âgées, pouvoir suivre leurs constantes et le cas échéant prévenir en temps réel les secours ou une personne de confiance.

LA NOUVEAUTÉ : l’assureur ne se contente plus de couvrir un risque, il accompagne l’usager et l’aide à réduire ce risque par la prévention grâce aux nouveaux outils du digital.

L’assureur coach

La plupart des utilisateurs d’objets connectés sont généralement des personnes en bonne santé qui cherchent à améliorer leur bien-être ou atteindre une performance sportive. L’assureur peut là encore trouver sa place. Car, au-delà du gadget, ces objets gomment la frontière entre bien-être et médecine : ils sont un moyen de prévention basique (hygiène de vie, pratique d’une activité physique, alimentation saine…).

LA NOUVEAUTÉ : la posture favorable des clients vis-à-vis de l’expansion de la santé connectée renforce le succès des produits innovants que les assureurs peuvent proposer via de nouvelles offres ou des partenariats ciblés avec de grandes entreprises influant sur ce marché ou celles issues de l’InsurTech.

L’assureur inspirateur de confiance

Alors que pour 78 % du grand public, la santé connectée est une opportunité pour améliorer la prévention, seulement 29 % utilisent déjà ces objets liés à l’e-santé. Pour continuer de développer ce mouvement, les assureurs doivent se tourner vers la création de services basés sur la confiance et apporter un bénéfice mutuel grâce à une meilleure relation client. Cette notion de bénéfice mutuel sera la pierre angulaire de la croissance de l’assurance de personnes à l’avenir, en tant qu’unique moyen de continuer à servir une population exigeante et de récolter toujours plus d’informations sur chacun des individus qui la constitue. L’assureur simplifie sa sélection de risques et génère une plus grande rétention et une meilleure fidélité de ses assurés. Lesquels se voient offrir des avantages tels que des services d’alertes en temps réel ou des prises en charges complètes, mais aussi des services plus personnalisés, car liés à leur mode de vie et de consommation. Les early-adopters les ont inclus dans des programmes sur-mesure, destinés à améliorer l’accompagnement des clients dans leurs habitudes de vie, et donc à réduire le risque associé.

Ainsi les assureurs tentent d’instaurer une sorte de processus client itératif, les amenant à mieux les cerner pour adapter toujours plus leurs offres et services… et ainsi de suite dans un cercle vertueux d’innovation.

LA NOUVEAUTÉ : les assureurs doivent se tourner vers la création de services basés sur la confiance.

The following two tabs change content below.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *