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L’avenir des transports est digital : production de services de transport

8 mars 2016

L’avenir des transports est digital : production de services de transport

Dans ce second article consacré aux défis et avantages de la digitalisation des transports, nous allons nous plonger au cœur de la production de services de transport digitaux et tout ce que cela implique.

Défis et besoins

La digitalisation affecte toutes les couches de la société. Nous nous attendons à ce que chaque action entreprise – ou presque – ait désormais une approche numérique. Le transport et la logistique ne font pas exception à la règle. La digitalisation des services de transport, lorsqu’elle est réussie, peut améliorer l’efficacité, améliorer l’expérience client et ainsi augmenter la rentabilité d’une infrastructure de transport intégrée.

Le secteur des transports, comme de nombreux autres, est sous pression en matière de rentabilité. Un rapport du cabinet Oliver Wyman, spécialisé dans l’analyse des transports et logistique, a révélé à travers une étude menée sur 10 ans que les sociétés impliquées avaient affiché une augmentation de leur chiffre d’affaires, mais une baisse de leurs profits. Afin d’améliorer la situation, Oliver Wyman suggère que les sociétés de transport et de logistique se concentrent sur « la normalisation et la rationalisation des structures et des processus, en développant des solutions innovantes et tournées vers le secteur, et en pensant et agissant en termes de réseaux ».

La digitalisation est également orientée par les besoins des consommateurs. Ces derniers repoussent sans cesse les limites avec une « consommation collaborative » afin d’envisager de nouveaux modèles de transport, comprenant des applications de partage de voitures et de location de véhicules personnels.

Puissance de la digitalisation : la gestion du trafic

Un rapport anglais de Deloitte Research, « Digital-Age Transportation: The Future of Urban Mobility » (Le transport à l’ère numérique : l’avenir de la mobilité urbaine) évoque la migration pendulaire de certains Américains qui perdent 34 heures par an dans les embouteillages. La situation en Europe peut être encore pire, les plus gros embouteillages ayant lieu à Paris, où de malheureux conducteurs perdent jusqu’à 70 heures par an coincés dans le trafic. L’étude d’un club automobile allemand a découvert que l’impact des embouteillages, de la consommation de carburant et du temps ainsi perdu sur l’économie d’un pays pouvait atteindre 200 milliards d’euros.

Cette situation ne satisfait personne, qu’il s’agisse des automobilistes, du système routier ou des associations. Le problème survient quand des planificateurs de transport s’efforcent de résoudre ces problématiques en ajoutant une nouvelle infrastructure qui, sans application intelligente, peut s’avérer longue et coûteuse.

L’une des nouvelles façons de gérer le trafic passe par l’utilisation de drones. Le gouvernement américain expérimente actuellement un système de surveillance du trafic par drone. En Europe, plusieurs projets de recherche ont étudié l’utilisation de drones dans la gestion du trafic, notamment en République tchèque, en Espagne et en France. Les drones fournissent des données en temps réel et permettent aux planificateurs de concevoir des systémes récurrents du trafic et de détecter les zones ou les heures susceptibles d’engendrer des embouteillages. Ils permettent aussi de mesurer et de prévoir plus précisément les modèles de trafic. Les métadonnées obtenues en temps réel, à partir d’événements réels, permettent d’élaborer une approche plus intelligente de la planification du trafic pour améliorer intelligemment les infrastructures. Cela peut passer par des changements comme le fait de favoriser le travail flexible et la création de zones de stationnement relais dans les villes encombrées. Les Pays-Bas utilisent ce type d’approche pour gérer leur trafic de plus en plus chargé et réduire les embouteillages de 20 %.

L’importance des trains

Le recours aux trains pour gérer le trafic ne doit pas être négligé. La digitalisation ne se limite pas aux routes. L’automatisation de la gestion ferroviaire est essentielle dans l’optimisation de l’usage des trains, qui influence finalement l’optimisation des autres modes de transport. Des exemples d’amélioration du trafic des trains ont été identifiés par des initiatives de planification et de prévision telles que le Projet Darwin. Ce projet étudie comment relier le trafic des trains avec des informations recueillies sur le Web et les réseaux sociaux. Ces données peuvent alors être utilisées pour prévoir les temps de trajet et permettre aux passagers de mieux planifier leur voyage.

Exemple en action : La Poste Courrier

La Poste a livré près de 15 milliards de paquets et de lettres en 2012. Elle est le principal service postal français. Dire que sa logistique est complexe est un euphémisme. Afin d’améliorer sa productivité et d’augmenter ses profits, La Poste Courrier a digitalisé ses processus à travers 50 applications. En digitalisant ses services et sa logistique, La Poste Courrier a pu élargir son offre de produits et améliorer sa réactivité globale en simplifiant les opérations. L’un des domaines clés dans lequel une entreprise comme La Poste doit s’investir est l’engagement envers les clients. L’optimisation de la logistique et des transports a permis de garantir le respect des délais de livraison et de proposer le meilleur service au client. Et ainsi offrir à La Poste un avantage de taille sur un marché toujours plus concurrentiel.

L’un des défis liés à la digitalisation de La Poste et d’autres entreprises de transport et de logistique similaires est la prise en charge des infrastructures existantes. Notamment l’utilisation de langages de programmation web modernes tels que PHP ou DotNet. Ou la prise en charge de langages d’architecture d’entreprise tels que Java. Ces langages sont essentiels à la réussite de la digitalisation du transport. En outre, comprendre les besoins des différents départements intégrés dans un secteur donné ne peut qu’aider à optimiser les processus de digitalisation.

L’avenir

Une étude de l’Institut Franhofer sur l’avenir de la logistique et du transport routier et ferroviaire a déterminé que 3 principaux changements devaient être mis en œuvre afin d’observer des améliorations positives et efficaces : la numérisation, une gestion flexible et le recours à la technologie.

Elle précise que « …dans le secteur des transports aussi, une interconnectivité et une numérisation accrues offrent de nouvelles opportunités et solutions pour faire face aux flux de trafic croissants ».

Nous pouvons dire sans nous tromper que l’avenir des transports et de la logistique est résolument numérique.

 

One Comment
  1. GUELDRY Augustin

    Merci pour cet article. Je pense que les acteurs du transport et de la logistique ont, comme dans les autres secteurs, une étape préalable pour surmonter le choc culturel que représente le digital . Ensuite le potentiel du digital dans le transport des marchandises et dans la logistique est énorme et constitue un moyen essentiel pour différencier son offre face à de nouveaux concurrents ayant une approche très disruptive du métier.

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