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L’évolution assistée

7 juin 2016

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L’évolution assistée

La sélection naturelle est la théorie la plus célèbre de Charles Darwin. Celle-ci repose sur le fait que chaque génération est soumise à une mutation. Cette mutation crée une variation permettant à certaines espèces de survivre dans un monde en pleine évolution.

Nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’un nouveau monde. Un monde à l’évolution rapide, qui se réinvente et se modernise plusieurs fois au cours d’un cycle de vie. Bienvenue dans l’univers du digital. La montée du numérique a donné naissance à une nouvelle espèce humaine : l’Homme Digital. Plutôt que d’évoluer naturellement par mutations génétiques, l’Homme Digital grandit dans un milieu technologique en constante mutation, qui se recycle, se modernise et s’imbrique dans des systèmes modulaires en fonction de ses souhaits et de ses besoins individuels.

L’Homme Digital se nourrit de données et souhaite vivre une expérience hautement personnalisée à travers les applications qu’il utilise et les services avec lesquels il interagit.

L’évolution de l’Homme Digital se vérifie à travers 3 sujets technologiques de notre “Aurora, Horizon Scanning Programme” : Données Intelligentes & Automatisation, Interaction Universelle et Disruption Digitale.

Données Intelligentes & Automatisation explore le futur des données à travers des analyses prédictives, normatives, et les technologies d’intelligence artificielle. Ces technologies sont adaptatives et performantes, comme c’est le cas pour les créatures les plus robustes de l’évolution qui s’adaptent aux changements de leur environnement. Les données analytiques et les plates-formes d’automatisation permettent à l’Homme Digital de comprendre l’environnement changeant dans lequel il évolue. Ils permettent également d’automatiser rapidement les réponses pour survivre ou tirer profit de ces changements.

L’Homme Digital cultive sa soif de données grâce à un “Device Mesh”, un ensemble d’outils et de capteurs inter-connectés via le Cloud. Ces outils peuvent prendre différentes formes : saisie manuelle sur un PC, collecte de données sur smartphones, technologies embarquées, ou bien une collecte et une transmission de données presque invisible. Cependant, ces données n’ont aucune valeur sans l’analyse intelligente via des outils analytiques. Ces outils permettent de récupérer de précieux insights pour l’utilisateur et d’automatiser les changements. Ainsi, l’Homme Digital évolue en adéquation avec le monde qui l’entoure.

La manière dont la technologie est capable de fournir ces données est fondamentale pour notre évolution digitale. Pour interpréter une couche d’informations de manière exhaustive, les interactions doivent être subtiles mais claires. Les technologies telles que la réalité augmentée permettent de déployer des données sur des plates-formes dans le monde entier. Un moyen efficace pour puiser dans l’intelligence collective sur internet. Et ainsi obtenir une connaissance parfaite sur un sujet donné sans avoir à apprendre ou à mémoriser tous les détails. Cette tendance devrait se poursuivre avec les interfaces dites “haptiques” qui améliorent discrètement notre quotidien. Le caractère ambiant ou embarqué de ces interactions renforce l’idée selon laquelle nous “évoluons” en tant qu’hommes digitaux.

Notre façon d’interagir avec les services est passé d’un contrôle centralisé à des systèmes distribués. Les services comme Airbnb et Uber constituent le parfait exemple de ce changement en mettant directement en contact les consommateurs avec les fournisseurs. Mais ces services dépendent d’un système de validation centralisé pour les transactions financières. La blockchain, technologie de base du Bitcoin mise en place pour la validation des transactions, a conquis le monde entier. Celle-ci a le potentiel de, non seulement modifier notre façon d’effectuer les paiements mais aussi, en tant qu’individus, de prendre part au processus de validation collectif. Ainsi, la blockchain pourrait s’inscrire dans un consensus de validation des transactions et permet de développer la pratique du quantified self, un soi digitalisé à travers l’historique des transactions et des validations.

On peut alors se poser la question ; est-ce notre soi “digitalisé” qui évolue, ou est-ce simplement nous ?

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