Innovation

Mix Payment, une réponse au challenge du temps réel

6 septembre 2016

Mix Payment, une réponse au challenge du temps réel

A l’heure du temps réel, le client choisira de payer par carte ou directement avec son IBAN, en fonction de son parcours, de la sécurité offerte et du coût. Au-delà de la panoplie complète des moyens de paiement qu’elles se doivent d’offrir, c’est l’opportunité pour les banques de proposer des services enrichis et attractifs, combinant plusieurs moyens de paiement.

Si la carte bancaire n’existait pas, qui investirait aujourd’hui dans sa création et sa mise en œuvre ? Probablement personne ! Pour autant, elle existe ! C’est un instrument de paiement électronique, autorisé et garanti, mixé à un système d’identification et d’authentification forte, interopérable. Et c’est un support qui a su évoluer avec le temps : initialement en carton puis en plastique avec une piste magnétique et une puce, maintenant dématérialisée, la carte offre des services à valeur ajoutée et pourra demain être présente sur tous les objets connectés. Elle est aujourd’hui plébiscitée par les consommateurs (49,7% des paiements réalisés en France en 2015 par exemple).

Mais alors que pour les spécialistes de la monétique, il aurait été possible de baser l’Instant Payment sur la carte, les pouvoirs publics favorisent aujourd’hui l’émergence de nouveaux modes de paiement pan-européens moins coûteux basés sur les nouvelles technologies et le digital : le virement SEPA (SCT) instantané et l’accès aux comptes.

Et si la carte intéresse à la fois banques et réseaux et ouvre des synergies possibles avec les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) et les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber), tous ces acteurs sont aussi tentés de proposer eux-mêmes des services à valeur ajoutée aux clients.

Comment dès lors résister à ce phénomène de désintermédiation ? Les banques ne doivent pas courir le risque de perdre la relation avec leurs clients et de se voir cantonnées au rôle de gestionnaire de comptes, coûteux et non rentable. 

Pour préserver leurs intérêts, elles doivent disposer d’une offre complète de moyens de paiement, qu’elles peuvent combiner entre eux dans des services enrichis pour satisfaire des consommateurs friands de nouveautés. En France par exemple, ces derniers disposent de quatre modes de paiement (espèces, chèques, cartes ou IBAN) qui répondent à l’essentiel de leurs besoins, qu’ils soient personnels ou professionnels.

Mais à l’ère du digital, le Mix Payment amène à combiner les modes de paiement carte et IBAN, avec des avantages nombreux pour les acteurs de la chaîne du paiement, comme par exemple : des investissements limités du fait de l’utilisation de deux modes existants et largement déployés auprès des clients et de leurs créanciers, un paiement sécurisé car la personne s’est identifiée et authentifiée via sa carte bancaire, la garantie de paiement pour le créancier et un risque moindre du fait de l’usage d’un virement ou d’un prélèvement, un accès au client facilité grâce à un parcours allégé.

Les banques ont donc tout intérêt à être au cœur de la mise en œuvre du Mix Payment : elles seront ainsi les garantes du respect par tous d’un même niveau d’exigence associé à la sécurité des données et à leur supervision. Elles pourront aussi s’assurer que tous assument les mêmes devoirs et bénéficient des mêmes droits, et enfin, que les responsabilités sont équitablement partagées dans l’utilisation des données bancaires de leurs clients.

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