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Pékin affiche ses ambitions dans le cloud computing

D’ici à 2019, la Chine veut que deux ou trois de ses entreprises nationales dominent le secteur.

La Chine ne veut pas rester à l’écart du développement rapide du cloud computing et de l’explosion du volume de données, ni laisser le secteur se développer au détriment de ses propres entreprises. Alors que le secteur a connu une progression de près de 30% en 2015, les autorités chinoises viennent de fixer la feuille de route du secteur pour les trois ans à venir. 

Dans un rapport publié par le ministère de l’industrie et des technologies de l’information, Pékin souhaite en effet que le secteur du cloud computing, qui pèse actuellement pour quelque 150 milliards de yuans (environ 20 milliards d’euros) soit deux fois et demi plus important en 2019. Et atteigne les 430 milliards de yuans (un peu moins de 59 milliards d’euros).

Efforts financiers et administrations locales

Pour cela, Pékin affirme qu’il encouragera notamment les PME mais aussi les administrations locales à recourir plus à cette technologie et les incitera à l’utiliser pour mettre en place des services pour le grand public. Et dans ce but, les autorités chinoises promettent également de faire plus d’efforts en terme de financement, de formation mais aussi de promotion. Le tout en cohérence avec le projet plus général de développement de la nouvelle route de la soie.

A la clé de ces efforts, qui viennent amplifier ceux du plan “Internet Plus” lancé en 2015, Pékin espère aussi que ce développement bénéficiera surtout à des entreprises locales du secteur et que d’ici à 2019 deux ou trois sociétés chinoises feront partie des leaders qui domineront le secteur mondial. Evinçant ainsi la suprématie américaine qui prévaut aujourd’hui.

Huawei s’est propulsé dans le top 5 mondial en 2016

Si Pékin se garde bien de nommer les prétendants les plus sérieux, la liste des prétendants possibles est facile à dresser : Alibaba et Baidu qui proposent déjà de tels services concurrençant ceux d’Amazon par exemple, mais aussi Huawei.

En 2016, la marque chinoise, plus connue pour ses smartphones, a vu ses ventes d’équipement de cloud (hors logiciels) progresser de plus de 62%. Ce qui lui a permis de se propulser à la quatrième place mondiale, détrônant IBM, NetApp et Lenovo.

Une progression impressionnante qui reste à relativiser cependant. Avec l’équivalent de 1,2 milliard de dollars de vente, Huawei reste trois à cinq fois plus petit que les leaders américains que sont Dell (5,7 milliards de dollars), HP (5,3 milliards) et Cisco (3,8 milliards).

Tous droits réservés : Les Echos Par Claude Foquet

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Amandine Mouillet

Chargée des relations médias

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