Transformation Digitale

Stratégie digitale : la nouvelle boîte à outils des décideurs

16 septembre 2016

Stratégie digitale : la nouvelle boîte à outils des décideurs

Dès les premières phases de la transformation digitale survient une question épineuse : comment établir, à partir de la stratégie, la liste des projets concrets à mener ? Voici ma boîte à outils.

On se bat beaucoup sur le vocabulaire : stratégie « digitale », « opérationnelle » ?… Au fond peu importe les mots ! Dans le cadre de la transformation, ce qui compte c’est que la stratégie de l’entreprise va devoir se décliner en projets concrets à mettre en œuvre. Tout est dans ce qui va se passer sur le terrain, avec ces projets qui permettront aux opérationnels d’aller chercher les opportunités technologiques pour les mettre au service des enjeux métiers.

Comment donc, concrètement, partir de la « stratégie » pour identifier les projets digitaux qui vont la servir ? Comment bâtir de façon pertinente la meilleure wish list qui soit ?

Il existe beaucoup d’outils pour faciliter la tâche des décideurs. Je vous en résume ici les principaux, sachant que nous devons évoluer dans un univers d’efficacité, d’itération et d’agilité…

1 – Les « points de vue » de la transformation digitale

Pour identifier et hiérarchiser les initiatives et les projets de transformation digitale à mener, chaque organisation de l’entreprise peut conduire différentes séquences de co-design. Cette méthode d’animation permet de mener un processus de développement d’un produit ou d’un service, le plus souvent innovant, en impliquant l’utilisateur final et l’ensemble des parties prenantes. Elle prendra en compte les différents « points de vue » du client final ou de l’usager, de l’entreprise, des méthodes de travail, des technologies et des nouveaux usages.

En quelques mots, disons que le point de vue du client permet de détecter des projets pour répondre au mieux aux nouvelles exigences du client : des parcours clients simplifiés et optimisés, la transparence, la proximité, la personnalisation, l’omnicanal, la rapidité et la qualité d’exécution, la sécurité et enfin le juste prix. Le point de vue de l’entreprise aide à repérer des projets répondant aux besoins internes pour s’adapter aux règles du jeu du monde digital : collaborateurs fortement impactés ; management tenu d’évoluer et de mettre en place une gouvernance inédite ; culture qui doit être renouvelée pour intégrer la culture digitale, mais aussi la nécessité d’évoluer en permanence et d’accueillir de nouveaux talents.

Les apports des nouvelles technologies sont critiques : avant, elles étaient maîtrisées par des professionnels de l’informatique ; aujourd’hui, elles sont de mieux en mieux maîtrisées par les métiers, les utilisateurs et les clients, devenant par là-même des usagers éclairés.

Enfin, les nouveaux usages doivent être pris en compte avec les expériences clients, les relations entre l’entreprise et son écosystème, mais aussi le collaboratif et le cognitif.

2 – Les nouvelles méthodes d’innovation

Pour aller au-delà des expériences déjà mises en œuvre, voire trouver des idées disruptives, une démarche d’innovation est indispensable. Là aussi, il existe une grande palette d’outils, et je vous invite à découvrir  l’article « Innovation digitale : faire du neuf avec du vieux ? » sur ce blog dans les prochains jours. Ainsi, par exemple, la méthode d’innovation disruptive permet de trouver mais surtout de sélectionner et de tester des idées. Établir votre « bilan digital », déterminer les éléments clés de l’ADN de l’entreprise, identifier les orientations stratégiques privilégiées figurent parmi les actions à mener pour faire émerger le bon paradigme par rapport au champ d’innovation de l’entreprise. L’utilisateur est au cœur de cette méthode. Intégré à toutes les phases, il aide à identifier les fonctionnalités à développer, ainsi que le niveau de robustesse et de finition attendu pour engager l’expérimentation.

3 – Le cycle dit « co-design/MVP »

Ce cycle « co-design/MVP » pour Minimum Viable Product permet, dans un délai d’un à deux mois, de sélectionner une idée et de valider le go/no go sur un projet. La mise en œuvre est sécurisée par l’implication initiale de l’ensemble des parties prenantes, lors des séquences de co-design, et par le recueil de l’avis d’un focus group représentatif de la cible des utilisateurs. Ce cycle est mis en œuvre par une équipe transformante pluridisciplinaire.

4 – La Digital Value Grid

Last but not least (puisque j’ai eu le plaisir de l’imaginer avec les équipes de Sopra Steria Consulting), la Digital Value Grid (DVG) est un outil d’aide à la décision assez novateur. C’est une méthodologie complète pour bâtir une grille de projets de transformation digitale en fonction des caractéristiques de l’entreprise et de son marché. Concrètement, cet outil d’aide à la décision est un facilitateur pour choisir où porter l’effort en fonction des enjeux métiers et de l’éventail des technologies disponibles. En croisant ces deux champs, il est possible de traduire la stratégie globale en enjeux qui se déclinent ensuite en projets digitaux.

Bref on le voit, vous n’êtes pas démuni pour établir la liste des projets à mener pour votre transformation digtale, loin s’en faut ! Avec cette boîte à outils, les hommes et les femmes de l’entreprise interagissent pour construire une stratégie digitale véritablement efficace, agile et itérative). Quant aux nouvelles technologies, elles sont là pour libérer plus facilement l’ambition…

Cet article a été rédigé à partir de notre Livre Blanc : Réussir son projet de Transformation Digitale

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